Les résultats indiquent que :
Pour le colza, la diffusion des gènes décroît au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la source de pollen (2.5 % à 1 m, 0.18 % à 22.5 m, 0.01 % à 65 m). Mais un seuil zéro n'a pu être envisagé vu la petite taille des effectifs. Par contre pour la diffusion aux espèces proches, aucun hybride n'a été observé, cependant les effectifs des plantes analysées ne permettaient pas statistiquement de détecter des fréquences d'hybridation assez importantes. On pense qu'il peut cependant s'hybrider avec d'autres crucifères sauvages comme la ravenelle, la roquette bâtarde ou plus rarement la moutarde des champs qui ont pour terre d'origine l'Europe. Pour la betterave, il reste environ 3 % du pollen à une distance de 190 m et le nombre d'hybrides résistants (plantes apparentées) ne pouvait en moyenne excéder 5 %. Il faut tout de même noter que l'étude a été plus laborieuse car les betteraves sont bisannuelles et c'est seulement en réimplantant des racines d'une année précédente que l'on peut obtenir des fleurs (utilisation de mâles stériles). Pour le maïs, seuls les croisements intervariétaux sont possibles et sont beaucoup affectés par le vent (0.4 % d'hybrides dans une direction et 18 % dans une autre à des distances équivalentes). Mais les échanges interespèces dans le cas du maïs sont particuliers, puisqu'il n'y a en Europe ni repousse ni espèces sauvages susceptibles de se croiser avec lui. Car le maïs est à ce point domestiqué qu'il ne peut survivre sans l'intervention de l'homme.